Méthodes modernes de la procréation médicalement assistée
écrit près Konstantinos Pantos
Chef du Centre de Procréation
Humaine ATHENS GENESIS
Le droit de reproduction est protégé par la constitution dans notre pays comme il l’est l’expression de la liberté de l’individu de développer sa propre personnalité. Dans ce contexte, tous les individus sont libre de décider s’ils veulent avoir des descendants naturelles ou non, le temps dans leur vie qu’ils l’aimeraient de se produire, la façon ainsi que leur nombre.
Bien que ce droit est suffisamment protégé par la constitution, un grand nombre de couples dans notre pays sont bouleversés de problèmes de stérilité et par conséquent, ayant des descendants naturelles est, dans leur cas, un désir inaccompli. Il faut noter ici que, selon des études statistiques, aujourd’hui 15% des couples sont confrontés à un problème d’infertilité.
Dans ce domaine vient la technologie génétique, une nouvelle branche de la science médicale, pour offrir des nouvelles solutions pour combattre les problèmes d’infertilité. Le progrès de la technologie génétique promet nouveau potentiel pour la procréation avec des exploits révolutionnaires dans le domaine des techniques de la procréation humaine, qui ne nécessitent plus le contact sexuel et où le matériel génétique ne provient pas forcement de la personne qui souhaite avoir un enfant. Les études récentes montrent que dans 40% des cas les causes d’infertilité sont identifiées chez la femme, dans 40% des cas elles sont identifiées chez l’homme et 20% des cas sont dues à une infertilité inexpliquée.
Les méthodes d’insémination artificielle sont nombreuses et varient selon la problème spécifique à laquelle faire face la couple : l’insémination artificielle (homologue ou hétérologue) est la méthode la plus ancienne, la plus ordinaire et la moins douloureuse suivie par la fertilisation in vitro FIV avec matériel génétique du couple ou par manque duquel avec don du matériel génétique (ovocytes ou sperme) du tiers donneur anonyme, le transfert intra tubaire de gamète ou GIFT, le transfert d'embryons au stade de blastocyste, le transfert intra tubaire de zygotes et la maternité par substitution.
À l’insémination artificielle, le sperme du mari, recueilli le jour d’ovulation de son épouse, est introduit dans le col ou l’utérus de la femme avec une technique assez simple et inoffensive sans détruire la qualité du sperme et sans nuire l’enfant née par procréation assistée. L’utilisation de sperme frais est interdite dans le cas d’un tiers donneur étant donne que le donneur est obligé par la loi d’être examinée pour éliminer la possibilité de maladies infectieuses (comme le SIDA ou syphilis).
La méthode la plus ordinaire est la fertilisation in vitro. Le premier cycle de FIV avec succès (prélèvement des ovules, transfert des embryons) a été réalisé en 1978 en Grande Bretagne où est née le premier enfant issu d'une fécondation in vitro, Louise Brown, par les docteurs Patrick Steptoe et Robert Edwards. Depuis, ce succès est considéré comme un événement marquant étant donne qu’il a permis l’accès immédiat aux gamètes (ovocytes et sperme) et par conséquent au matériel génétique qu’ils emportent. Il a aussi apportée une thérapie révolutionnaire pour les problèmes de stérilité et il a conduit au développement d’une nouvelle technologie appelée procréation assistée.
Pendant la fertilisation in vitro, le sperme du mari est utilisé (dans le système homologue) ou le sperme d’un tiers donneur (dans le système hétérologue) pour la fertilisation des ovocytes de la épouse (ou d’une autre femme dans le cas d’un don d’œufs).
Dans le cas de matériel génétique du couple, les stages suivies sont comme il suit : le couple est soumis à des examens médicales hématologiques pour augmenter les chances de succès de cette méthode. Le sperme est recueilli par le mari et les ovocytes par l’épouse. Les ovocytes sont prélevés après une procédure hormonale appelée induction à l’ovulation, achève grâce à l’hyperstimulation des ovaires (hyperovulation) pour avoir un plus grand nombre d’ovocytes disponibles que pendant la procédure normale ; ainsi on peut augmenter les chances que la procédure de fécondation in vitro réussira et permettre la cryopréservation des embryons en trop pour qu’ils sont utilisées dans l’avenir (si cette effort ne réussit pas) et que la femme ne soit pas soumise à une nouvelle traitement hormonal. La fécondation alors se réalise hors de l'utérus dans un tube. Plus particulièrement, quelques heures après les ovules ont été prélevés et le sperme a été soumis à une procédure convenable, les ovules sont mis en présence des spermatozoïdes dans un media de culture spéciale. Le jour suivant, on peut déjà surveiller la procédure de fécondation (deux noyaux ou « pre-nuclei » seront crées dans les ovules) et 48 heures après le prélèvement des ovules, les oeufs fécondés commencent à se diviser en 2 ou 4 cellules. 20 60 heures après la fertilisation et plus particulièrement quand les ovules fécondes auront atteints les 8 ou 16 cellules, ils sont injectés dans l'utérus pour que son développement continue là. Le transfert de l’embryon est une procédure simple et sans douleur. Selon la loi récente (L. 3305/2005), le nombre d’embryons est maintenant spécifique : jusque trois pour les femmes qui ont 40 ans et jusque quatre pour les femmes qui ont plus de quarante ans.
La méthode de fécondation in vitro avec microfécondation des ovocytes offre une importante alternative aux couples lorsqu'il y a un trop petit nombre de spermatozoïdes dans le sperme ou pas du tout (azoospermie) ou il y a un problème sérieux de mobilité des spermatozoïdes pour que la fécondation se réalise. Elle se fait par une simple intervention dans les ovocytes : les spermatozoïdes sont prélevés à l'aide d'une micro pipette sous un très fort microscope et après que la membrane pellucide de l’ovocyte a été ouvert, les spermatozoïdes sont injectées dans le cytoplasme des ovocytes.
Le transfert intra tubaire de gamète ou GIFT est utilisé avec assez du succès. Il s’agit d’une technique utilisée surtout par les femmes qui souffrent d’endométriose ou dans le cas d’infertilité inexpliquée. Il consiste à placer les gamètes (spermatozoïdes du conjoint ou d’un tiers donneur) et les ovocytes dans les trompes de Fallope au cours d’une cœlioscopie immédiate. La condition nécessaire pour utiliser cette technique est l’existence des trompes de Fallope en bonne santé mais aussi des spermatozoïdes fertiles.
Une variation de cette technique est le transfert intra tubaire de zygotes ou ZIFT, où les œufs sont fécondés in vitro et puis introduits comme zygotes dans les trompes de Fallope au cours d’une cœlioscopie. La différence entre les deux techniques est que ZIFT est faite 48 heures après le recueil des œufs, la fécondation in vitro et après avoir établi la fécondité des spermatozoïdes.
Une autre technique innovatrice est le transfert d’un ou plusieurs embryons au stage des blastocystes dans la cavité de l’utérus. Le blastocyste est un embryon âgé de 5 à 10 jours environ. Un blastocyste a environ 150 à 200 cellules dont la différentiation en trophoblaste et pôle fœtal a déjà commencée. Les ovocytes fécondés atteignent l’utérus par les trompes de Fallope le cinquième ou sixième jour comme blastocyste, laisse la zone qui l’entoure et puis s'implante dans la paroi à partir du 7è jour. Avec les propres médias de culture ainsi que les connaissances nécessaires, les embryons sont cultivés pendant 6 jours après le recueil des œufs ; après ce temps, le transfert de l’embryon peut être faite. La dissolution de la zone pellicula de l’embryon peut aussi se faire par laser.
Pour éviter une grossesse d’embryons souffrants, on peut recourir au diagnostic pre-implantoire. Il s’agit d’une technique qu’on peut utiliser pendant une fécondation in vitro, qui permet le diagnostic des maladies génétiques héréditaires comme la thalassémie ainsi que des anormalités génétiques chromosomiques. Elle se fait sur les embryons pendant la période entre le recueil des œufs et le transfert des embryons ; plus particulièrement, une ou deux cellules de l’embryon sont soumises à une biopsie le troisième jour ou 5 – 10 cellules au stage de blastocyste. Ensuite, une analyse génétique est faite sur les cellules et selon les résultats, seulement les embryons en bonne santé sont sélectionnés et transferts.
Cette technique est réalisée aux embryons pendant la période entre le recueil des œufs et le transfert des embryons ; plus particulièrement, une biopsie est réalisée aux une ou deux cellules de l’embryon le troisième jour de son développement ou 5-10 cellules au stage de blastocyste. Ensuite, on performe une analyse génétique aux cellules et selon les résultats, seulement les saines embryons sont sélectionnées et transferts dans le corps de la femme.
Dans une étude publiée à la revue Human Reproduction, Juillet 2005, on a annoncé le résultat d’un diagnostic pre-implantoire effectué par une biopsie de blastocystes en une couple de b- thalassémie hétérozygote, qui fut la naissance d’un enfant en bonne santé, la première dans le monde entier.
La maternité de substitution est très populaire en Grèce ; ceci est affirmé par le fait que les décisions des cours succèdent l’une l’autre. Cette technique permet aux femmes, qui sont incapables d’avoir un bébé elles-mêmes, d’avoir un enfant qui aura leur matériel génétique ou d’une autre – dans le cas d’une tierce - à l’aide d’une mère porteuse – celle-ci est la personne qui va porter l’embryon et va donner l’enfant juste après sa naissance à la femme commanditaire qui a obtenu l’autorisation judiciaire. Il faut noter ici que le docteur ne peut pas assumer la responsabilité de cette procédure s’il n’y a pas une autorisation judiciaire qui la permet en avance.
Finalement, la cryopréservation des spermatozoïdes et des ovocytes fécondés ont aussi une très grande contribution. Dans le premier cas, les spermatozoïdes maintiennent leur viabilité grâce à la cryopréservation ainsi permettant la conception d’un enfant dans l’avenir même s’il y auraient des conditions futures qui normalement élimineraient une telle possibilité (par exemple une maladie incurable ou une maladie qui a un effet irréversible à la capacité des spermatozoïdes à féconder. Dans le deuxième cas, on peut arriver à avoir un retard à l’implantation du zygote à l’utérus de la femme. Selon des études publiées récemment, la cryopréservation d’un embryon facilite sa biopsie et un diagnostic pre-implantoire et en même temps la femme peut éviter une autre thérapie hormonale jusqu’au moment où tous les embryons cryopréservées ont été utilisées.
Pendant mon discours à l’ 8eme Conférence Panhellénique de l’Oncologie Psychosociale, j’ai mentionné que les études modernes sont complètement rassurantes et prouvent qu’il n’y aucune corrélation entre l’utilisation d’hormones de fertilité et des médicaments spécifiques qui sont administrées pendant une thérapie d’infertilité et l’occurrence du cancer gynécologique.
Finalement, il y a un autre domaine, nouvel et prometteur, qui se développe petit à petit : il s’agit des cellules souches, avec la cryopréservation des cellules blastiques du cordon ombilical et la différentiation des cellules embryonnaires pluripotentes en une certaine type de tissue. Ce domaine est prévu à offrir des solutions aux problèmes qui sont restées sans solution jusqu’aujourd’hui.
Les efforts de docteurs en Grèce sont renforcés aujourd’hui par deux lois particulièrement novatrices, qui règlent les questions issues par l’application des techniques de la procréation médicalement assistée. Les lois 3089/2002 et 3305/2005 imposent des obligations accrues de la part des docteurs (consentement écrit avant n’importe quelle procédure médicale, consentement notariée dans le cas de couples cohabitants et femmes seules et autorisation judiciaire avant la maternité de substitution et conception post mortem).
L’intention de ces mesures légales est de protéger l’intérêt de l’enfant qui sera née par l’utilisation des méthodes susmentionnées. Méthodes modernes de fertilisation artificielle : les méthodes modernes de fertilisation artificielle utilisées en Grèce apportent des taux de succès jusqu’à 50%, qui montre que une des deux femmes soumises à une procédure de fertilisation in vitro peut aujourd’hui devenir enceinte et réaliser son rêve. L’infertilité est une affaire très intime pour le couple qui fait face à un tel problème. C’est pourquoi on recommande que la méthode thérapeutique choisie reste confidentielle et qu’on donne au couple intéressée toutes les informations nécessaires. Une programme thérapeutique bien sélectionnée, l’information correcte, la confiance aux docteurs ainsi que l’information complète sur toutes les méthodes de procréation assistée et leur potentiel conduira dans la plupart des cas à la réussite de votre effort d’avoir un enfant en bonne santé avec le moins coût émotionnel et psychologique possible.